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Un rêve à
l'origine du scénario
C'est un rêve de Gerald Di Pego qui est à l'origine
du scénario. Une nuit, le scénariste fit un
rêve étrange, dans lequel il vit une photo de
famille montrant une mère, un père et leur jeune
fils. Lentement, l'image commença à s'effacer,
pour finir par disparaître. Gerald DiPego se réveilla
en sursaut. Il était 6 h 30. La mystérieuse
image continua de le hanter. Deux heures plus tard, il réveillait
sa femme en lui disant " Je crois que je tiens une histoire
! ".
Nicole Kidman pressentie
Nicole Kidman devait au départ jouer le rôle
finalement dévolu à Julianne Moore pour Mémoire
effacée.
Alfre Woodard dans la peau d'une femme flic
Avant le début du tournage, Alfre Woodard passa du
temps auprès d'une femme policier au NYPD. Elle raconte
: " Cette femme policier m'a dit que dans les cas où
une femme est impliquée, elle commence toujours par
regarder les hommes qui l'entourent. Souvent, il est inutile
d'aller plus loin. Elle dit aussi qu'elle a tendance à
croire les femmes, surtout lorsque celles-ci parlent avec
leur coeur. "
Tournage à New York
La ville de New York apparaît comme un véritable
personnage du film. Le tournage a commencé à
l'automne 2003 à Brooklyn, dans le quartier surnommé
" Dumbo " (Down Under the Manhattan Bridge Overpass),
situé entre les ponts de Manhattan et de Brooklyn.
C'est là qu'ont été filmés les
extérieurs de l'appartement d'Ash Correll et plusieurs
scènes de poursuite.
Plusieurs jours de tournage se sont déroulés
dans le quartier de Wall Street à Manhattan, à
la Chase Manhattan Plaza, avec sa sculpture Groupe de quatre
arbres de Jean Dubuffet. Plusieurs scènes ont aussi
été filmées à l'extérieur
de New York, notamment au Harriman State Park à Rockland
County et à l'aéroport de Westchester à
White Plains, ainsi qu'à Long Island, dans une maison
sur la plage à Hampton Bays et dans les dunes du Caumsett
State Historic Park à Huntington.
Une météo imprévisible et capricieuse
Tourner à New York signifiait affronter une météo
imprévisible et capricieuse. Steve Nicolaides raconte
: " Le réalisateur et le patron du studio voulaient
que le film ait un style visuel froid, hivernal. Nous avons
commencé à tourner fin octobre, une époque
très instable sur le plan météo parce
qu'on passe de l'automne à l'hiver. L'histoire, elle,
se déroule sur seulement deux semaines. Il faut donc
faire attention à ce que ce qu'on tourne en octobre
soit toujours valable quand on tourne en janvier. "
Le style visuel du film
Joseph Ruben a établi dès le départ un
ensemble de règles visuelles pour le style du film.
Souhaitant une atmosphère glaciale mais très
belle, avec une lumière chaude seulement dans les chambres
des enfants, il décida l'utilisation de longues focales
pour donner un sentiment de paranoïa, l'impression d'être
observé, et d'optiques grand angle pour donner une
vision légèrement distordue de ce monde. Le
cinéaste ajoute : "Pour la couleur, nous avons
pratiquement tout supprimé, sauf dans les scènes
impliquant les enfants. Il n'y a pas de rouge dans le film,
sauf le roux des cheveux de Julianne."
Sources : Allocine.fr
« Mémoire Effacée
» aurait pu être un bon divertissement, un thriller
psychologique et fantastique de qualité si le dénouement,
assez irrationnel et vraiment surprenant ! n’était
pas venu, à mi-parcours, gâcher la montée
du suspens.
En effet, le sujet central (l’amnésie
partielle) et l’intrigue : une femme, ayant perdu son
fils quelques mois auparavant dans un accident d’avion,
voit soudain mystérieusement disparaître, au
fil des jours, toutes traces de l’existence de son enfant,
photos, objets et jusqu’aux souvenirs de ses proches,
sont plutôt intéressants.
Pendant la première demi-heure on accroche, on attend
avec angoisse les explications, on frémit devant la
détresse de cette mère impuissante, l’on
se demande si elle frôle la folie à cause de
son insurmontable douleur où si elle est victime d’un
abominable complot.
Et puis brusquement, lorsque le scénario nous révèle
le pourquoi du comment (trop vite à mon sens !), le
charme est rompu et le spectateur perd alors tout intérêt
pour l’histoire (devenue de ce fait plus que bancal
!) et finit même par s’ennuyer un peu…malgré
les rebondissements inattendus et l’excellente prestation
des comédiens.
Gary Sinise n’est pas en tête
d’affiche de ce film et incarne un personnage secondaire,
celui du docteur Munce – psychiatre de Telly, interprétée
par Julianne Moore – lui annonçant,
plus ou moins avec délicatesse d’ailleurs, que
son petit Sam n’a en réalité jamais existé
et qu’elle est simplement en train de passer de l’autre
côté de la barrière.
Néanmoins, même en n’apparaissant que dans
quelques scènes, il captive autant que dans un premier
rôle et ses interventions sont toujours aussi remarquables.
« Mémoire Effacée »,
de par son incohérence finale, ne prétend donc
pas être un grand moment de cinéma mais reste
toutefois à voir… pour Gary Sinise.
Virginie
C.
2005 | Academy of Science
Fiction, Fantasy & Horror Films, USA
Saturn Award de la meilleur actrice : Julianne MOORE - Nominée
Saturn Award du meilleur film de science-fiction : Nominé
2005 | Golden Trailer Awards
Golden Trailer du meilleur thriller : Nominé.
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