|
Jack Ryan (Owen Wilson),
surfer et petit escroc à ses heures perdues, accepte
de travailler pour le compte de Walter Crewes (Morgan
Freeman), juge renommé de Haïwai.
Sa mission ? Arnaquer son rival, Ray Ritchie (Gary
Sinise), un ambitieux agent immobilier milliardaire
trempant dans des affaires crapuleuses et bien décidé
à construire un affreux complexe touristique au bord
de l’océan.
Comment ? En corrompant la jeune et sublime maîtresse
(Sarah Foster) de ce dernier. Les promesses
de l’après contrat ? Empocher un joli magot et
pourquoi pas, s’enfuir avec la dulcinée.
L’intrigue de « La Grande Arnaque
» s’avère simple au premier abord, mais
au final elle se révèlera aussi trouble que
les protagonistes de cette histoire puisque, sans le soupçonner,
Jack s’engage sur une route semée d’embûches
et se retrouve alors prisonnier d’une gigantesque toile
d’araignée.
Gary Sinise, bien que personnage central
et essentiel, n’apparaît que quelques minutes
dans le film. Au travers du vilain Ray Ritchie, il déploie
tout son talent en nous proposant une panoplie de traits odieux
qui lui vont, avouons-le ! à merveille. Misogyne, pervers,
immoral. Gary Sinise semble s’en donner
à cœur joie dans la caricature et le grotesque
délirant et c’est une réussite.
Certaines scènes sont parfois très drôles,
corrosives (notamment celle où il descend de l’hélicoptère
et demande à son compère dans des termes «
peu élogieux » où se trouve sa belle !)
et l’on se surprend souvent à ébaucher
un sourire, voire à éclater de rire.
Mais ces moments rares ne parviennent pas à éviter
les bâillements d’ennui.
En deux mots, le spectateur n’est guère captivé
par le scénario malgré l’excellent jeu
des acteurs. Reste alors les paysages de rêves, les
somptueuses villas sur les collines…et les chemises
traditionnelles à fleurs qu’arbore avec élégance
! la gente masculine.
Rien d’autre, hélas !
Virginie
C.
|
|