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Adapté d'une oeuvre littéraire
La Couleur du mensonge est adapté du roman La Tache écrit
par Philip Roth. Cet ouvrage complète son American trilogy,
sur les bouleversements de l'Amérique d'après-guerre,
composée de Pastorale américaine et J'ai épousé
un communiste. La Tache a remporté le PEN/Faulkner Award
2001 et, en France, le Prix Médicis du roman étranger
2002. Retrouvailles Benton/Kidman
La Couleur du mensonge marque la deuxième collaboration
de Robert Benton avec Nicole Kidman. Celui-ci l'a en effet dirigée
en 1991 dans Billy Bathgate ; elle y incarnait la jeune femme
que convoite le gangster Dutch Schultz, alias Dustin Hoffman.
Lieux de tournage
La Couleur du mensonge a été tourné dans
la province de Québec et au Williams College, à
Williamstown, dans le Massachusetts. Conçu
comme une tragédie grecque moderne
Robert Benton a envisagé La Couleur du mensonge comme
"une tragédie grecque moderne". Il explique
: "Ce n'est pas un hasard si Coleman Silk est professeur
de lettres classiques dans une université nommée
Athena. Philip Roth a écrit une version XXe siècle
de la tragédie grecque, sur des thèmes modernes.
Cette histoire est celle de la lutte d'un individu contre la
communauté et du prix payé pour s'être éloigné
des autres. J'ai de la sympathie pour les deux aspects de l'histoire,
à la fois pour le choix qu'a fait Coleman et pour tout
ce qu'il a trahi au nom de ce choix". Après
The Hours
Nicole Kidman a enchaîné le tournage de La Couleur
du mensonge après celui de The Hours. L'actrice commente
: "Incarner Faunia était presque naturel après
avoir été Virginia Woolf dans The Hours. Elle
était aussi une femme intense, complexe, quoique plus
raffinée. Je sortais de l'univers de Michael Cunningham,
j'entrais dans celui de Philip Roth : c'était pour moi
une autre occasion de travailler avec un des plus grands écrivains
que compte l'Amérique". Nicole
Kidman chez des femmes maltraitées
Lors de ses recherches sur le rôle, Nicole Kidman s'est
rendue dans des refuges de femmes maltraitées. L'actrice
confie : "Même si Faunia est un personnage très
sombre, je voulais lui apporter une vraie dignité au
nom de ces femmes. Chacune de celles à qui j'ai parlé
souhaitait faire voler en éclats l'idée reçue
que les femmes maltraitées sont stupides et clamer au
contraire que ce sont des femmes fortes". La nature
capricieuse de la météo
Durant le tournage, l'équipe a souvent dû compter
avec la nature capricieuse de la météo. Il leur
est arrivé de faire livrer des camions chargés
de neige, et le chef décorateur s'est retrouvé
à tester à répétition un étang
gelé pour s'assurer que la séquence de pêche
ne sombrerait pas dans les profondeurs de l'eau glacée.
Le dernier film de Jean-Yves Escoffier
La Couleur du mensonge est le dernier film sur lequel a travaillé
Jean-Yves Escoffier, directeur de la photographie sur Trois
hommes et un couffin ou encore Will hunting. Celui-ci, décédé
en avril 2003, a filmé en format large afin de saisir
toute la beauté froide des paysages gelés. Présenté
dans des festivals internationaux
La Couleur du mensonge a été présenté
hors compétition aux Festivals de Venise et de Toronto
2003. Sources
: Allocine.fr
Une voix off en fond sonore emplit soudain la salle dès
les premières images. Cette voix appartient à
Nathan Zuckerman (Gary Sinise), écrivain
retiré du monde, engagé par Coleman Silk (Anthony
Hopkins) pour relater sur papier l’histoire bouleversante
de sa vie.
La raison de cette demande particulière ? Tenter d’innocenter
cet ex doyen d’une petite faculté américaine,
accusé par ses pairs et ses étudiants de racisme,
à la suite d’une malencontreuse erreur de vocabulaire.
Adapté d’un magnifique et poignant roman de Philip
Roth, « La Couleur du Mensonge »
traite de sujets graves tels que la trahison, le scandale, le
mensonge, les secrets de famille, le déni des origines,
la mort ou même la passion interdite.
Car, en effet, se greffe par-dessus l’intrigue principale
une troublante histoire d’amour entre le vieil homme et
une jeune paumée, Faunia Farley (Nicole Kidman),
serveuse dans un bar minable et n’espérant plus
grand chose d’un futur incertain.
Les protagonistes de ce drame révèlent de profondes
failles psychologiques, ils sont meurtris et résignés,
hors des sentiers battus, presque malsains de souffrance mais
pourtant si humains.
Le spectateur n’est nullement ménagé, bien
au contraire ! Et il assiste, impuissant, à une lente
et douloureuse descente aux enfers. En découlent alors
des scènes et des dialogues bruts, assassins et sans
fioritures.
Même si Gary Sinise n’est pas perpétuellement
à l’écran, sa présence est néanmoins
continuelle, suggérée, puisqu’il est le
témoin, le narrateur, le confident, le gardien de la
mémoire et du passé.
Son personnage est singulier, énigmatique et solitaire,
un rôle quasi parfait pour lui, usant alors avec pudeur
de regards mélancoliques et blessés.
Certains moments en deviennent, de ce fait, presque inoubliables,
comme celui où Nathan, gauche et mal à l’aise,
entame une valse tourbillonnante avec Coleman sur le patio de
sa demeure, ou bien encore celui où il rencontre au restaurant,
terriblement gêné de la situation, la belle dulcinée
de son ami…de trente ans sa cadette. «
La Couleur du Mensonge » est donc un
très beau film, avec un trio d’acteurs époustouflant.
Du grand art.
Virginie C.
2004 | Black Reel Awards
Black Reel du meilleur second rôle féminin :
Anna DEAVERE SMITH - remporté
Black Reel du meilleur acteur : Wentworth MILLER - nominé
Black Reel de la meilleur performance : Wentworth MILLER -
nominé
2004 | Hollywood Makeup Artist and Hair Stylist Guild
Award
Award meilleur équipe
de maquillage : |
Donald Mowat
Robert McCann
Gillian Chandler |
- Nominés |
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