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Filmographie

Impostor
Titre
Non crédité en France
 
Réalisateur
: Gary FLEDER et Gary SINISE
Scénario : David TWOHY
Adapté d'une nouvelle de : Philip K. DICK, adaptation de Scott Rosenberg
Produit par : Peter GILBERT
Genre : Science-Fiction
Bande son originale : Mark ISHAM
Durée : 1 h 35
Editions : Dimension Films
Sortie Française : non crédité en France
Sortie USA : 07 juillet 2000

 

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Anecdotes

Long Métrage
A l'origine, Impostor devait être le pilier central d'une trilogie de science-fiction. La date de sortie était prévue pour novembre 2000. Mais les personnes de Dimension Films, réalisèrent que l'histoire méritée mieux qu'un simple court métrage, ne dépassant pas les 30 minutes. Décision fut prise d'en faire un film à part entière. Pour ce faire, l'équipe imposa au réalisateur de tourner des scènes supplémentaires afin d'atteindre la durée légale pour un long métrage (ici, 1 h 35).

Le film sortit finalement aux Etats-Unis, fin d'année 2001. Mais n’eut pas le succès escompté et ce malgré la présence des trois acteurs principaux : Gary SINISE (qui en est également le producteur), Madeleine STOWE et Vincent D'ONOFRIO. Raison pour laquelle il ne sortit jamais en France.

Le spectateur s'attendait peut-être à visionner un film truffé d'effet spéciaux, à la Terminator. Hors, l'équipe s'était davantage préoccupé de soutenir l'histoire, restant le plus fidèle possible à la nouvelle de Philip K. Dick (Impostor - 1953), dont le film est inspiré. L'environnement se voulait certes futuriste (l'histoire se déroule en 2079) mais se devait de garder un décor dépouillé, afin que le spectateur s'identifie au personnage principal et se sente impliqué de telle façon qu'il ait le sentiment que cela pourrait lui arriver demain. La mauvaise politique de distribution du film à, sans nul, doute participée à son impopularité. La version court-métrage est disponible en Dvd - Zone 1, sous le titre : « Impostor (Director’s Cut) ».

Spencer Olham enfant Durant les premières scènes du film, le personnage principale (Spencer John Olham), fait en voix-off, une rétrospective sur sa vie. On assiste alors à des flash-back sur son enfance. Si vous dénotez une ressemblance, entre l'enfant incarnant Olham et Gary SINISE, cela ne nous surprendra pas.

Jeune Spencer Olham : Mc Canna SINISE Spencer Olham adulte : Gary SINISE
Et pour cause ! En générique de fin on s'aperçoit que l'acteur tenant le rôle du jeune Spencer Olham n'est autre que Mc Canna SINISE... Le fils de l'acteur.










Source :AidanG


Critique du Film

« Impostor » est sans hésitation l’un de mes films favoris, tant sur le plan de l’intrigue que sur celui des personnages.

Gary Sinise y incarne un scientifique en armement employé par le gouvernement, convaincu que son combat – mené en réalité à des fins personnelles relatives à son enfance – est une juste garantie de sécurité pour notre planète en proie à des envahisseurs venus d’autres univers.

Or, soupçonné soudain d’être un espion extraterrestre, un imposteur ! il se retrouve propulsé en tant que fugitif au sein de hors la loi, de bannis du système et prend conscience alors, contre toute attente, que ces idéaux d’antan ne sont que de tristes chimères face à la misère d’une humanité déchue.

L’interprétation de Gary Sinise, qui passe essentiellement au travers de son regard (émouvant, presque implorant, annihilant les mots et les dialogues) rend la quête d’identité de son personnage captivante et prenante.

D’un bout à l’autre de cette chasse à l’homme organisée dans une ville en ruines où le soleil ne transperce jamais les épais nuages, (les plans très sombres dépeignent parfaitement l’ambiance oppressante des lieux) l’observateur est ballotté entre les doutes et les incertitudes du savant, à tel point qu’il en oublie parfois l’évident, et de ce fait peut en découler une erreur de jugement fatale.

Jusqu’à l’ultime seconde, le suspens est total, et ce n’est qu’à la dernière scène – moment exceptionnel et intense en émotions – que chacun, observateur derrière l’écran ou protagonistes sur la toile, comprendra enfin le quiproquo meurtrier.

Tous les héros du film sont attachants car déterminés sur leurs opinions. Néanmoins, pour ma part, j’ai une préférence certaine pour l’agent chargé de capturer Gary Sinise – il me fait penser à John Malkovich, je ne sais pas, dans son sourire ou sa démarche peut-être ! – car son acharnement à rétablir la vérité, coûte que coûte et qu’elles qu’en soient les conséquences, lui procure une dimension particulière, si paradoxalement humaine, malgré sa persistance à servir « le mauvais camp ».

« Impostor » rend hommage, à mon sens, à la Science Fiction – cinématographique et littéraire, puisque à la base l’histoire est tirée d’une nouvelle de P.K. Dicks – en montrant que ce genre pas toujours facile est enclin à véhiculer des notions fortes (la foi, l’amour, l’amitié entre des gens que tout sépare) et à soulever de grandes questions philosophiques telles que : sommes-nous réellement ce que nous pensons être ?

A voir donc, pour les différents messages, l’action, les décors et l’interprétation magistrale des comédiens.

Virginie C.


Palmarès

2002 | Fantasporto

International Fantasy Film Award du meilleur film : Gary Fleder - Nominé.

 

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