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Long Métrage A l'origine, Impostor devait être
le pilier central d'une trilogie de science-fiction. La date
de sortie était prévue pour novembre 2000. Mais
les personnes de Dimension Films, réalisèrent
que l'histoire méritée mieux qu'un simple court
métrage, ne dépassant pas les 30 minutes. Décision
fut prise d'en faire un film à part entière. Pour
ce faire, l'équipe imposa au réalisateur de tourner
des scènes supplémentaires afin d'atteindre la
durée légale pour un long métrage (ici,
1 h 35).
Le film sortit finalement aux Etats-Unis, fin d'année
2001. Mais n’eut pas le succès escompté
et ce malgré la présence des trois acteurs principaux
: Gary SINISE (qui en est également le producteur), Madeleine
STOWE et Vincent D'ONOFRIO. Raison pour laquelle il ne sortit
jamais en France.
Le spectateur s'attendait peut-être à visionner
un film truffé d'effet spéciaux, à la Terminator.
Hors, l'équipe s'était davantage préoccupé
de soutenir l'histoire, restant le plus fidèle possible
à la nouvelle de Philip K. Dick (Impostor - 1953), dont
le film est inspiré. L'environnement se voulait certes
futuriste (l'histoire se déroule en 2079) mais se devait
de garder un décor dépouillé, afin que
le spectateur s'identifie au personnage principal et se sente
impliqué de telle façon qu'il ait le sentiment
que cela pourrait lui arriver demain. La mauvaise politique
de distribution du film à, sans nul, doute participée
à son impopularité. La version court-métrage
est disponible en Dvd - Zone 1, sous le titre : « Impostor
(Director’s Cut) ». Spencer Olham
enfant Durant les premières scènes du
film, le personnage principale (Spencer John Olham), fait en
voix-off, une rétrospective sur sa vie. On assiste alors
à des flash-back sur son enfance. Si vous dénotez
une ressemblance, entre l'enfant incarnant Olham et Gary SINISE,
cela ne nous surprendra pas.
Et pour cause ! En générique de fin on s'aperçoit
que l'acteur tenant le rôle du jeune Spencer Olham n'est
autre que Mc Canna SINISE... Le fils de l'acteur.
Source :AidanG
« Impostor » est sans hésitation
l’un de mes films favoris, tant sur le plan de l’intrigue
que sur celui des personnages.
Gary Sinise y incarne un scientifique en armement
employé par le gouvernement, convaincu que son combat
– mené en réalité à des fins
personnelles relatives à son enfance – est une
juste garantie de sécurité pour notre planète
en proie à des envahisseurs venus d’autres univers.
Or, soupçonné soudain d’être un espion
extraterrestre, un imposteur ! il se retrouve propulsé
en tant que fugitif au sein de hors la loi, de bannis du système
et prend conscience alors, contre toute attente, que ces idéaux
d’antan ne sont que de tristes chimères face à
la misère d’une humanité déchue.
L’interprétation de Gary Sinise,
qui passe essentiellement au travers de son regard (émouvant,
presque implorant, annihilant les mots et les dialogues) rend
la quête d’identité de son personnage captivante
et prenante.
D’un bout à l’autre de cette chasse à
l’homme organisée dans une ville en ruines où
le soleil ne transperce jamais les épais nuages, (les
plans très sombres dépeignent parfaitement l’ambiance
oppressante des lieux) l’observateur est ballotté
entre les doutes et les incertitudes du savant, à tel
point qu’il en oublie parfois l’évident,
et de ce fait peut en découler une erreur de jugement
fatale.
Jusqu’à l’ultime seconde, le suspens est
total, et ce n’est qu’à la dernière
scène – moment exceptionnel et intense en émotions
– que chacun, observateur derrière l’écran
ou protagonistes sur la toile, comprendra enfin le quiproquo
meurtrier.
Tous les héros du film sont attachants car déterminés
sur leurs opinions. Néanmoins, pour ma part, j’ai
une préférence certaine pour l’agent chargé
de capturer Gary Sinise – il me fait
penser à John Malkovich, je ne sais
pas, dans son sourire ou sa démarche peut-être
! – car son acharnement à rétablir la vérité,
coûte que coûte et qu’elles qu’en soient
les conséquences, lui procure une dimension particulière,
si paradoxalement humaine, malgré sa persistance à
servir « le mauvais camp ».
« Impostor » rend hommage, à
mon sens, à la Science Fiction – cinématographique
et littéraire, puisque à la base l’histoire
est tirée d’une nouvelle de P.K. Dicks
– en montrant que ce genre pas toujours facile est enclin
à véhiculer des notions fortes (la foi, l’amour,
l’amitié entre des gens que tout sépare)
et à soulever de grandes questions philosophiques telles
que : sommes-nous réellement ce que nous pensons être
?
A voir donc, pour les différents messages, l’action,
les décors et l’interprétation magistrale
des comédiens.
Virginie C.
2002 | Fantasporto
International Fantasy Film Award du meilleur film : Gary Fleder
- Nominé. |
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