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John Knoll, superviseur effets visuels
Il a supervisé les effets spéciaux visuels de
Star Trek : premier contact, La guerre des étoiles,
Mission : impossible, Star Trek Générations
et Star Wars : episode one
Mission to Mars à Cannes
Le film a été présenté, dans la
Sélection officielle, hors compétition, à
l'occasion du 53ème Festival de Cannes.
Une bien longue sortie dans l'espace?
La scène où les astronautes effectuent une sortie
dans l'espace, associe effets numériques et personnages
suspendus dans les airs à l'aide de filins. Elle a
nécessité 4 semaines de tournage !
Composée de 170 plans, cette séquence a été
tournée "live" sur un fond bleu; les filins
et les harnais des comédiens ont été
effacés, grâce à la palette graphique,
par une équipe de... 25 retoucheurs.
Le sol martien
Le paysage martien reconstruit pour les besoins du film mesure
23 hectares. Il repose sur un soubassement sableux sculpté
au bulldozer et recouvert d'une couche de ciment enduite de
peinture latex rouge.
Mars à Vancouver
Les intérieurs ? comprenant la salle de contrôle,
le vaisseau Mars Recovery, l'habitat martien et les décors
spatiaux ? furent construits aux Bridge Studios. Le paysage
martien fut aménagé aux Fraser Sans Dunes de
Richmond, une banlieue de Vancouver. Une autre partie des
paysages martiens fut filmée en Jordanie et sur l'île
de Lanzarote (Canaries).
L'aide de la Nasa
La production a travaillé pendant plus d'un an avec
la National Aeronautics and Space Administration (NASA).
Pour le producteur Sam Mercer, producteur exécutif
: « La NASA intervint d'abord dans le développement
du scénario, puis sur les recherches, les décors,
le contexte scientifique et le « message » du
film, qui reçut leur approbation. »
L'équipe du film a notamment bénéficié
de l'aide des anciens astronautes Story Musgrave (vétéran
de l'Agence et recordman des sorties dans l'espace) et du
Dr Joe Allen (qui a avait déjà apporté
ses conseils sur Armageddon).
Brian de Palma, à propos du film
« C'est une belle et une grande aventure. Je n'avais
jamais tourné de film de S.F., et celui-ci posait des
problèmes inédits, notamment en raison de son
contexte. Je me suis efforcé de contourner les clichés
du genre afin de proposer une orientation et un look nouveau.
»
Marqué par un classique des années 50, Destination
lune, Brian de Palma souhaitait une approche réaliste
: « C'était l'un des premiers films de science-fiction
à incorporer des données précises et
authentiques. Son haut degré de réalisme m'avait
beaucoup impressionné. C'est dans la même optique
que nous avons traité Mission to Mars. Le film est
d'autant plus excitant qu'il fait vrai. Tous les événements
auxquels sont confrontées les équipes de Mars
1 et Mars 2 sont conformes aux paramètres physiques
du lieu. »
Sources : Allocine.fr
Depuis la nuit des temps, Mars a déversé beaucoup
d’encre sur les pages blanches de notre imaginaire et
a été le berceau de milliers de rêves d’enfants
les yeux levés vers les étoiles. Qui n’a
pas pensé un jour que Mars la mystérieuse abritait
des petits êtres bizarres ?
Qui n’a pas envisagé un jour les plus folles hypothèses
quant à l’origine de la vie ? Personne…et
surtout pas Brian de Palma, qui dépose
là sur la toile blanche le fantasme de la conquête
spatiale de toute une génération…
« Mission to Mars » n’a jamais
prétendu être un documentaire sur la NASA, mais
juste une invitation au voyage et à l’évasion
vers les contrées inconnues d’une planète
si proche de la nôtre et pourtant si lointaine ! porteuse
de mythes et de secrets.
Pour ce faire, le spectateur est alors propulsé dans
le futur (l’action se déroule en 2020) au sein
d’une expédition de secours chargée de ramener
sur Terre une première équipe disparue du jour
au lendemain sur le sol rouge, à la suite d’un
phénomène météorologique d’une
ampleur extraordinaire.
En compagnie de Jim MacConelle (Gary Sinise)
et de Woody Blake (Tim Robbins) entre autre,
nous partons à l’aventure dans un vaisseau géant
de fer et d’acier dépassant nos propres représentations
humaines de tels engins, nous plongeons au cœur même
des cieux d’un noir d’encre avant l’arrivée
spectaculaire de la troupe sur le sable orangé, nous
explorons des paysages grandioses aux couleurs chatoyantes (les
vues sont superbes, bien que perdant un peu de leur éclat
sur le petit écran).
Bref, nous quittons notre sphère bleue pour 1h37 de sensations
visuelles éblouissantes… Gary
Sinise est très crédible dans son rôle
de veuf à la recherche du sens de son existence et accomplit
avec élégance, pudeur et émotion sa destinée,
fidèle à ce que croit son personnage depuis toujours.
La scène finale est belle, tout simplement.
En résumé, pour apprécier ce film à
sa juste valeur, il faut, me semble-t-il, oublier un instant
les multiples avancées technologiques de ce nouveau millénaire
et les dernières découvertes scientifiques concernant
la planète Mars et se laisser transporter, sans états
d’âme, vers un autre univers, un autre monde, peuplé
de gardiens invisibles d’un passé ancestral…
Et même si parfois le scénario présente
quelques invraisemblances qu’importe ! puisque la magie
du cinéma l’emporte. Gary Sinise
aussi…
Virginie C.
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