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Gary Sinise en famille
Le père de Gary Sinise, Robert L. Sinise est
le monteur des bandes du film ainsi que le co-producteur.
"La femme en robe rouge" que l'on aperçoit
en début de film, n'est autre que la femme de l'acteur
: Moira Harris.
Sources : AidanG
John Steinbeck et le cinéma
Ce n'est pas la première fois qu'un roman de John Steinbeck
est adapté au cinéma. En 1940, John Ford réalise
Les Raisins de la colere. En 1952, Steinbeck est le scénariste
de Viva Zapata ! d'Elia Kazan. Ce dernier adapte A l'Est d'Eden
en 1955. Par ailleurs, Lewis Milestone tire une première
version cinématographique du roman Des souris et des
hommes en 1939. Dix ans plus tard celui-ci réalise
Le Poney rouge. John Steinbeck est l'auteur du roman et du
scénario.
La version de Lewis Milestone
En 1939, Lewis Milestone réalise une première
adaptation du roman Des souris et des hommes. Deux grands
acteurs de l'époque y tiennent les rôles principaux
: Burgess Meredith et Lon Chaney Jr.. On retrouve le premier
dans Illusions perdues (1941, Ernst Lubitsch) ou encore Le
Journal d'une femme de chambre (1946, Jean Renoir). Quant
au second, il joue notamment dans les Les Tuniques ecarlates
(1940, Cecil Blount de Mille) et Le Fils de Dracula (1943,
Robert Siodmak).
Le tandem Malkovich/Sinise
Gary Sinise n'a réalisé que deux films : Rien
à perdre en 1988 et Des souris et des hommes en 1992.
John Malkovich joue dans les deux.
Clin d'oeil
Dans le film « Dans la peau de John Malkovich »
l’acteur fait un clin d’œil à Gary
Sinise dans les scènes de fin du film. Ceci révèle
la complicité des deux acteurs-réalisateurs.
Une affaire de famille
Gary Sinise porte les casquettes de réalisateur, de
producteur et d'acteur dans Des souris et des hommes . En
outre, le directeur de la photographie du film n'est autre
que son père, Robert L. Sinise.
Retour sur la Grande Dépression
Aux Etats-Unis, la crise de 1929 et ses conséquences
désastreuses ont inspiré bon nombre d'artistes
de l'époque : Charles Chaplin (Les Temps modernes),
John Ford (Les Raisins de la colere), ou encore King Vidor
(Notre pain quotidien). Avec Des souris et des hommes, Gary
Sinise propose un retour sur cette période. Mais son
film est davantage une histoire d'amitié sur fond social
difficile qu'un film engagé.
Des rôles de grands naïfs
Dans Des souris et des hommes, John Malkovich joue le rôle
d'un homme aussi imposant que naïf. Dans Le Roi des aulnes
(1996, Volker Schlöndorff) , il est un simple d'esprit
qui n'a pas conscience de la portée de ses actes.
Sources
: Allocine.fr
Si je ne devais choisir qu’un seul mot pour décrire
« Des souris et des hommes » (Of
Mice and Men) ce serait sans doute celui de « chef
d’œuvre », non pas tant sur le plan cinématographique
(bien que soit film soit remarquable !) qu’au niveau de
la profondeur psychologique des personnages.
J’ai découvert ce long métrage en 1992,
durant sa projection au Festival de Cannes et dès lors,
je ne cesse de le revoir avec une émotion et un bonheur
identiques à la première seconde, même si
j’en ressors, à chaque fois, totalement bouleversée.
Lenny (John Malkovich) et George (Gary
Sinise) sont presque deux frères que pourtant
tout sépare, puisque Lenny souffre depuis son plus jeune
âge d’un trouble mental l’empêchant
de mener une vie stable et normale.
Ils parcourent ensemble la Californie à la recherche
d’un travail, errant de ferme en ferme, pauvres solitaires
condamnés aux regards méprisants des autres. Chargé
de veiller sur son camarade et de le protéger, George
tente, qu’elles que soient les circonstances, de rattraper
les erreurs de son compagnon d’infortune, jusqu’au
jour fatidique où, confronté à une situation
dramatique et irrémédiable, il devra prendre la
décision la plus terrible de son existence.
D’une force extraordinaire, l’interprétation
des comédiens repose essentiellement, à mon sens,
sur un subtil mélange de réalité (John
Malkovich et Gary Sinise sont des
amis d’enfance) et de fiction, la première prenant
parfois inconsciemment le pas sur la seconde, car leur complicité
à l’écran va au-delà de leurs rôles
respectifs pour n’être qu’un jeu d’acteurs,
et transcende d’un bout à l’autre du scénario
la moindre image, le moindre geste, le moindre regard échangé.
Dès le début, le spectateur perçoit alors
– intuition infime mais si tenace ! – la puissance
des sentiments unissant les deux hommes, tant sur la scène
que dans l’intimité, et ce lien n’en apparaît
que plus sincère, plus pudique, mille fois plus humain
! emportant dans son sillon de sensations amères et tendres
notre esprit vagabond.
« Des Souris et des Hommes » dépeint
la cruauté, la beauté et toutes les dualités
de l’âme en nous transportant, au travers de l’œil
de la caméra de Monsieur Sinise, également réalisateur
de ce film, vers des paysages présentés comme
des tableaux dont les couleurs (à dominante ocre, jaune
et mordorée) parviennent à atténuer un
peu la noirceur des jugements d’une société
en mal de rêves, où les phrases et les comportements
de chacun blessent tout autant que des balles assassinent.
Pas besoin de fioritures ni d’effets spéciaux pour
en montrer davantage. Seule la simplicité frôlant
le dépouillement suffit à donner le ton, toujours
juste. Ainsi, le roman de Steinbeck et sa vision
du monde sont en tout point respectés.
A ne manquer sous aucun prétexte. Virginie
C.
1992 | Festival de Cannes
Palme d'Or : Gary Sinise - Nominé.
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